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Energie solaire

Actualités

Chine : premier producteur de panneaux solaires

Le projet s’étend sur des milliers d’hectares dans une zone désertique du Ningxia, une région peu développée mais très ensoleillée du centre de la Chine. A terme, cette ferme de panneaux solaires sera la plus grande du monde avec une capacité de plus de 2 gigawatts (GW).
Derrière ce projet pharaonique se cache China Minsheng Investment Corp., une entreprise créée il y a seulement deux ans et demi. Aidés par de généreuses subventions, les projets de centrales solaires se sont multipliés en Chine ces dernières années. Au premier semestre 2016, près de 20 GW de capacités solaires ont été installés. C’est le niveau de production qu’espère atteindre la France en 2020.
En 2015, la Chine a dépassé l’Allemagne comme premier pays producteur d’énergie solaire. Après une progression record en 2016 (+ 126 %), le pays est désormais loin devant, avec 77,4 GW installés, dont 34,24 GW pour la seule année 2016, a indiqué l’Administration nationale de l’énergie, le 16 janvier.

Aujourd’hui, l’empire du Milieu fait la pluie et le beau temps sur le solaire. La chute actuelle des prix est en partie due à la politique du gouvernement. Anticipant une baisse des subventions à l’installation le 1er juillet 2016, les producteurs d’énergies ont massivement investi avant l’entrée en application de cette mesure, installant près de 20 GW de capacités au premier semestre.

Mauvais temps et énergie solaire : VOSS à la rescousse

Un nuage passe et tout se complique. L’intermittence, c’est l’inconvénient de l’énergie photovoltaïque, incapable de fournir une énergie régulière dans le temps, sauf à installer des unités de stockage au pied des panneaux solaires pour compenser les épisodes de couverture nuageuse. Mais ça coûte cher. C’est là qu’intervient la «batterie perpétuelle» d’Energiestro, start-up installée à Châteaudun (Eure-et-Loir) à l’origine de cette innovation. Son acronyme officiel : Voss, pour volant de stockage solaire.
Le Volant de stockage solaire est un groupe électrogène hybride qui fonctionne avec le procédé mécanique du volant d'inertie, un système rodé dans le moteur à piston. Fabriqué avec de l'acier, son coût d'acquisition revenait jusqu'à présent beaucoup trop cher. Du coup les chercheurs d'Energiestro ont longuement travaillé sur toutes sortes de matériaux pour finalement arriver au béton, dix fois moins onéreux.

Grâce à cette nouvelle technologie,  moins polluante que les batteries et d'une durée illimité, chacun pourra créer sa propre énergie de façon indépendante.  « Les premiers marchés que nous visons sont les marchés industriels pour mettre des packs solaires dans des zones très ensoleillées .Le marché final est celui des habitations puisque à l'avenir tous les bâtiments seront équipés de panneaux solaires sur le toit." explique André Gennesseaux, Directeur Général et directeur technique de Energiestro

Tout savoir sur MyReserve, la batterie de stockage d’énergie solaire

La filiale française du groupe allemand Solarwatt propose la batterie de stockage d’énergie solaire MyReserve. Solution pour l’autoconsommation destinée aux installations résidentielles, elle permet aux utilisateurs qui souhaitent produire et consommer efficacement leur énergie solaire d’améliorer leur indépendance énergétique. La batterie solaire est compatible avec tous les onduleurs photovoltaïques standards du marché. Sa conception lui permet de s’adapter à tous types d’installations solaires, qu’elles soient neuves ou existantes.

L’unité de stockage d’électricité photovoltaïque MyReserve se décline en différentes capacités de stockage allant de 2,2 kWh jusqu’à 8,8 kWh. De dimensions 0,75 x 0,31 x 1,00 m (Largeur x Epaisseur x Hauteur), elle affiche un « taux d’autoconsommation de 80% et 0,7 secondes de réactivité », détaille Sylvia Lamaty, gérante de Solarwatt France. « Le modèle MR 800 de la gamme offre la possibilité de mettre en série plusieurs batteries ». Fabriquée dans l’usine du groupe à Dresde en Allemagne, l’entreprise revendique pour sa batterie, recyclable, une durée de vie atteignant 15 à 20 ans. Selon la gérante, l’installation Plug & Play et le faible poids de ses composants permet à un technicien qualifié d’installer MyReserve « en une demi-journée ».
En plus de sa récente batterie de stockage solaire, l’entreprise Solarwatt fondée en 1993 commercialise également des panneaux solaires photovoltaïques bi-verre, des systèmes de pose, des onduleurs, du matériel électrique et un système gestion de l’énergie nommé Energy Manager. Ce dernier permet de piloter la consommation du foyer à distance via un mobile.

Neige et énergie solaire : bientôt l’entente idéale

Recouverts de neige ou de givre, les panneaux solaires perdent de leur efficacité, un probléme que cherche à résoudre le Cégep de Sept-Îles, qui vient de recevoir une bourse du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT) afin d'étudier l'optimisation de cette technologie en milieu nordique.
La bourse, d'un montant de 72 000 $, doit permettre au Cégep de Sept-Îles de trouver des solutions pour dégager les panneaux solaires de la neige et du givre, le tout sans avoir à se déplacer sur les lieux.


« Les panneaux solaires sont déjà fabriqués dans des matériaux pouvant résister à des températures très basses. Le défi, c'est [de trouver] comment se débarrasser de la neige sur les panneaux solaires, car lorsqu'ils sont recouverts, ils ne produisent plus d'énergie », explique le directeur de la recherche et de l'innovation du Cégep de Sept-Îles, Hussein Ibrahim.


Une telle technologie permettrait une utilisation plus optimale des panneaux solaires au Québec, explique le chercheur en ajoutant que le potentiel solaire est beaucoup plus élevé à Montréal qu’à Londres, à Paris ou à Berlin.
L'énergie solaire pourrait, entre autres, servir de solution de rechange à l’utilisation du diesel par les communautés vivant en milieu nordique.

Les 5 bonnes raisons pour adopter l’énergie solaire

Les panneaux solaires ont le vent en poupe. Auparavant sous-estimés et considérés comme trop chers et pas assez standardisés, les experts sont bien forcés de reconnaître que cette technologie pourrait dominer le monde de l’énergie d’ici 2050. Pour les personnes qui ne sont pas encore convaincues, voici quelques avantages du photovoltaïque :

1-Une participation écologique
A l’heure du réchauffement climatique, difficile de nier l’intérêt des énergies solaires et des énergies renouvelables en général. L’énergie solaire est à ce jour imbattable en termes d’émission de CO2. En ce qui concerne les rejets indirects, cette industrie produit à ce jour beaucoup plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

2-Une énergie propre
Il est important de préciser que l’énergie solaire est bien une énergie propre. Le temps de retour, autrement dit, la quantité totale d’énergie créée pendant la durée de vie du panneau solaire dépasse largement l’énergie nécessaire à la fabrication de ce même panneau. A l’heure actuelle, ce temps est estimé en moyenne à 4 ans alors que sa durée de vie est de plus de 20 ans !De plus, le coût complet de production de l’électricité du photovoltaïque est le plus bas aux côtés de l’éolien. Les innovations prochaines sont mêmes en voie de faire baisser davantage ce prix (tarifs des composants de base, innovation technique, coût de financement, assouplissement des procédures politiques…)

3-Un marché en constante croissance
Pour parer aux prix élevé de l’installation des panneaux solaires, certaines startups n’hésitent pas à proposer des solutions innovantes. Certaines sociétés qui exploitent l’énergie solaire par exemple, apportent une valeur ajoutée unique à ce secteur en proposant d’associer des panneaux solaires à des constructions légères en bois. Ces projets immobiliers peuvent servir de garage, de chambre à louer, de bureau, ou encore d’espace de rangements.

4-Un enjeu financier attractif
Pour encourager le développement de l’énergie solaire, la France a mis en place une subvention à la production d’électricité verte. Cette dernière est rachetée à un tarif préférentiel et qui est fixé la première année par contrat avec EDF sur une durée de 20 ans. L’objectif est d’inviter les particuliers à investir dans le photovoltaïque en ayant une visibilité sur les revenus que vont générer les investissements, limitant de cette même façon les risques.

5-La décentralisation
Un aspect important de l’énergie solaire est qu’elle est décentralisée, ce qui offre de nombreux avantages : cela permet dans un premier temps, d’éviter les pertes d’énergie liées à son transport. En second lieu, l’énergie solaire permet aux particuliers de produire leur propre énergie et de se détacher des grands groupes.A terme, les retombées du développement de l’énergie solaire peuvent aider au développement de la transition énergétique et d’un nouveau savoir-faire.

Stockage de l’énergie solaire : exploitation des déchets industriels

Le 3 octobre 2013, Paris fêtait le 40e anniversaire de la conférence internationale sur « Le soleil au service de l’homme » de l’Unesco. Ce fut l’occasion rêvée pour parler des dernières avancées technologiques dans le domaine du photovoltaïque.

Le « solaire à concentration »

Dans le laboratoire Promes du CNRS/UPVD, le recyclage des déchets industriels entre dans le cadre du projet de « solaire à concentration ». Parmi les experts du projet, l’enseignant-chercheur Xavier Py confirme qu’en théorie, il est envisageable de mettre en place des centrales électriques à énergie solaire dans un grand désert pour subvenir au besoin mondial en électricité sans risque d’émissions de gaz à effet de serre et tarissement de la source d’énergie. Mais en pratique, l’installation est plus complexe et les scientifiques ainsi que les industriels espèrent qu’en 2050, les centrales solaires thermodynamiques à concentration arriveraient à fournir 10% du besoin mondial en électricité.

Une France pionnière

Depuis toujours, les scientifiques Français se sont intéressés aux énergies renouvelables et la création en 1983 de Thémis, les toutes premières centrales électro-solaires expérimentales dans les Pyrénées-Orientales par EDF et le CNRS le prouve. Ce site est actuellement exploité par Promes pour mettre en place le premier système de stockage d’énergie solaire. Par exemple, une centrale électro-solaire type dotée d’une puissance de 50 MW nécessite 28 000 tonnes de matériaux pour défendre 7 heures et demie de marche sans soleil. Jusqu’à maintenant, les sites utilisent surtout des sels fondus venus du désert d’Atacama (Chili) comme matériaux de stockage et l’objectif de 2050 nécessiterait entre 9 et 20 millions de tonnes de sels.

Parce qu’il s’agit d’un investissement conséquent avec un impact négatif sur l’environnement, les chercheurs du laboratoire Promes préfèrent travailler sur les déchets industriels qui permettent de créer des céramiques réfractaires capables de stocker l’énergie solaire.

La plasmonique : moyen révolutionnaire pour mieux exploiter l’énergie solaire

Dans un contexte écologique et énergétique, un groupe de recherche de l’Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis mené par Dawn Bonnell a trouvé le moyen de mieux exploiter l’énergie solaire avec un nouveau système à base de plasmonique. Le premier prototype a été conçu en 2010 et tous les essais s’avéraient concluants. Utilisée pour produire de l’électricité en se basant sur l’énergie solaire, la plasmonique comporte des nanoparticules d’or et de porphyrine pour être plus efficace. Selon les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, il est possible de varier la photoconductivité du matériau plasmonique pour apporter plus de rendements en matière d’électricité.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs américains ont fabriqué de nouvelles nanostructures plasmoniques avec des composants différents. Les changements apportés ont permis de générer des électrons d’où la production d’un courant. Pour la filière optoélectronique et solaire photovoltaïque ; cette découverte aura des impacts positifs. Avec ce nouveau dispositif, l’énergie solaire serait trois à dix fois plus exploitée par rapport à l’ancien système photoexcitation.

En plus d’être plus productif, le dispositif peut être adapté à différentes applications en variant tout simplement la taille des particules et leurs dispositions pour obtenir une longueur d’onde lumineuse qui fera réagir le nanomatériau. La plasmonique se présente comme un nouveau système qui permet d’améliorer les performances des transducteurs qui assurent le bon fonctionnement des systèmes de communication par fibres optiques par exemple. Dans le secteur de l’énergie solaire, la plasmonique permet de produire des cellules plus productives et plus résistantes que celles disponibles actuellement.

44,7% d’efficacité, une nouvelle cellule solaire bat le record du monde

Trois années de collaboration entre L'Institut Fraunhofer pour les Systèmes Energétiques Solaires (ISE), Soitec, le CEA- Leti et le Centre Helmholtz de Berlin ont conduit à la création d’une nouvelle structure de cellule solaire à quatre jonctions. Avec une efficacité à 44,7% d’après le facteur de concentration de 297, cette trouvaille change les donnes dans la liste dans records mondiaux en termes de conversion du rayonnement solaire en électricité. Dans la course au taux de 50% d’efficacité, ce résultat marque un point décisif et il s’agit d’une étape essentielle dans la quête de diminution des coûts de l’électricité solaire. En effet, ce nouveau système permet d’obtenir 44,7% de l’énergie du spectre solaire en passant par l’ultraviolet, l’infrarouge et la conversion en énergie électrique.

L’utilisation des cellules solaires

Indispensables dans les systèmes à base de technologie photovoltaïque à concentration (CPV), ces cellules solaires agissent en multipliant par deux le rendement dans les régions très ensoleillées. Issues d’une technologie dédiée aux applications spatiales, ces cellules III-V à multi-jonctions sont dotées de nombreuses jonctions empilées les unes sur les autres pour améliorer les résultats obtenus.

Parmi les auteurs du projet, Frank Dimroth, chef de département et chef de projet en charge du travail de développement au Franhofer ISE ajoute que ces trois années d’expérimentation ont permis de mettre en place une cellule solaire à quatre jonctions qui fait la fierté de toute l’équipe. A noter que cette réussite se base également sur l’utilisation de matériaux de premier choix, l’optimisation de la structure et la recherche d’une procédure de collage de plaques innovante qui ont permis d’accumuler deux matériaux semi-conducteurs pour hausser la qualité cristalline.

De l’or pour produire plus d’énergie solaire

Actuellement utilisée dans différentes branches de l’électronique, la plasmonique utilise des nanoparticules d’or et de porphyrine pour exploiter l’interaction résonnante obtenue grâce à un rayonnement électromagnétique ( la lumière) et des électrons visibles à la surface d’un matériau conducteur ( l’or) en contact avec un milieu diélectrique ( l’air). Aux Etats-Unis, l’équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie dirigée par Dawn Bonnell travaille actuellement sur ce phénomène pour produire plus d’électricité avec l’énergie solaire.

Grâce à la lithographie ferroélectrique, les experts ont créé en 2010 un matériau plasmonique doté de nanoparticules d’or et de molécules photosensibles de porphyrine. Sous l’effet de la lumière, les électrons visibles dans les plasmons sont excités et produisent un courant. Ce sont des mouvements oscillatoires collectifs d’électrons détectés à la surface du matériau conducteur qui prennent l’aspect des vagues. La propagation du courant se base également sur les motifs et tailles engendrés par les nanoparticules et du champ électrique du milieu voisin. Pour plus de précisions sur l’exploitation de la plasmonique dans la filière solaire, les chercheurs ont publié les résultats des tests complémentaires dans la revue ACS Nano.

3 à 10 fois plus d’énergie solaire

Pour mieux exploiter le courant induit, les spécialistes ont mis en place de nouvelles nanostructures plasmoniques en veillant à modifier les composants de base, la taille des particules d’or et celle des molécules de porphyrine ainsi que l’espace entre les nanoparticules. Ces modifications ont permis de prouver que les plasmons étaient bien à l’origine du mouvement des électrons. Dans l’univers du solaire photovoltaïque, cette découverte permettrait de multiplier de 3 à 10 fois l’exploitation de la lumière et créer des transducteurs plus performants.

Bruxelles : prochaine parution de l’enquête sur le solaire chinois

Dans son communiqué du 28 août 2013, la Commission européenne a annoncé la fin de son enquête anti-dumping et anti-subventions visant les exportations de panneaux solaires chinois. Les conclusions ont été remises aux différentes parties concernées, notamment le gouvernement chinois, les producteurs européens, les exportateurs, les importateurs et les installateurs pour qu’elles puissent faire à leur tour des observations concernant le document. En son statut de porte-parole du commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, John Clancy confirme que la Commission compte sur ces commentaires avant d’opter pour une action définitive. Via le Conseil européen, les Etats membres prendront ensuite une décision finale au mois de décembre 2013.

Des subventions illégales

Jusqu’ici confidentielle, l’enquête a pourtant permis à EU ProSun, le groupement des entreprises européennes, de relever des subventions gouvernementales représentant les 11,5% du chiffre d’affaires des entreprises chinoises. Il s’agit surtout de rabais sur l’achat de matières premières et d’électricité, de subventions à la vente et de financements bancaires qui ont permis aux fabricants chinois de vendre à perte grâce à une incroyable surcapacité de production.

Le volet anti-dumping

Afin d’éviter qu’une guerre commerciale ne s’éclate, un accord temporaire sur le volet anti-dumping de cette enquête a été établi entre la Commission européenne et les autorités chinoises. Grâce à cela, les exportateurs ne paient plus de taxes anti-dumping provisoires, sous réserve du respect d’un prix plancher.

Panneaux solaires chinois : droits de douane provisoires

De son côté, Milan Nitzschke, le président d'EU ProSun insiste sur le fait que cet accord n’intervient pas sur les problèmes de subventions car le gouvernement chinois n’est pas obligé de les arrêter. Il compte donc sur l’Union Européenne pour mettre en place des taxes douanières qui permettront de compenser les effets des subventions et inciter un arrêt de ces pratiques anti-commerciales.

Le solaire, un secteur prometteur

Dans cette course à l’énergie renouvelable, les spécialistes du photovoltaïque ne cessent d’innover pour proposer de nouveaux produits performants. Gros plan sur les dernières nouveautés en termes d’énergie solaire

Des fenêtres solaires

Même si le choix d’une énergie « propre » est facile avec le solaire, l’utilisation des panneaux solaires bleutés impliquent l’utilisation d’un maximum de surfaces. Pour plus de discrétion, des spécialistes de l’Université de Californie de Los Angeles travaillent actuellement sur des cellules solaires transparentes, des équipements de production d’énergie dédiés aux fenêtres. D’après les scientifiques, leurs fenêtres solaires sont capables de capter les rayonnements infrarouges et de convertir en électricité 7,3 % de l’énergie solaire. Pour un meilleur résultat, les chercheurs ont doublé les bandes de cellules et cette superposition permet de capter 80% de la lumière infrarouge.

Un film solaire pour recharger un téléphone mobile

A Aix en Provence, la start-up française Sunpartner est en train d’élaborer des écrans solaires destinés à recharger les téléphones portables. En collaboration avec TCL Communication, Sunpartner proposera au mois de décembre 2013 la technologie Wysips Crystal, une sorte de surface photovoltaïque transparente à installer en dessous de l’écran. Doté d’un réseau de microlentilles et d’une couche mince photovoltaïque, le film est capable de capter l’énergie solaire et de recharger la batterie de l’appareil. A la sortie de Wysips Crystal, le film de 300 µm d’épaisseur aura une transparence à 90 % pour s’adapter aux écrans LCD et OLED des smartphones. Durant les phases d’expérimentation, les experts de la société ont obtenu 10 minutes de temps d’appel et 20 minutes d’écoute de musique après une heure d’exposition au soleil.

Paris : un cadastre solaire pour promouvoir les énergies renouvelables

Avec la mise en ligne de son cadastre solaire, la Ville de Paris profite des vacances d’été pour encourager ses habitants à installer des panneaux solaires sur leurs toits. Mis en ½uvre par l’Atelier parisien d’urbanisme ou Apur, ce cadastre solaire couvre chaque immeuble d’un code couleur situé entre le bleu et le rouge pour indiquer le niveau d’insolation et spécifier les potentiels solaires visibles en kWh/m²/an, ce avec niveau favorable estimé à 1000 kWh/m²/an.

Calcul du potentiel solaire

D’après les explications de l’Apur, le potentiel solaire est obtenu après un calcul exact du rayonnement solaire moyen sur une année pleine tout en incluant les zones d’ombres créées par les arbres et les bâtiments voisins. Avant d’arriver à de telles conclusions, l’Apur a survolé Paris avec un avion équipé de capteur afin de mesurer les volumes et les hauteurs des édifices. Les résultats obtenus ont ensuite été comparés avec les stimulations des mesures météorologiques afin de mettre en place la cartographie. Et grâce à un module de recherche innovant, les citoyens peuvent identifier les bâtiments qui représentent un maximum de potentiel solaire (plus de 1.000 kwh/m2 par an) et avoir un aperçu des installations solaires déjà opérationnelles.

Programme européen POLIS

Réalisé pour la Direction des espaces Verts et de l’environnement et l’Agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris, ce cadastre solaire qui « a pour mission d’introduire une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine » entre dans le cadre du programme européen POLIS. Ce qui confirme qu’après la géothermie, l’énergie solaire est la deuxième énergie renouvelable potentielle de Paris.

Une climatisation solaire pour cet été 2013

Fonctionnelle depuis plus de 10 ans, la climatisation solaire est une technique jusque là restée secrète. Mais avec la promotion des énergies renouvelables, les demandes d’installation ont augmenté, surtout avec un équipement intéressant pour sauvegarder l’environnement et faire des économies dans le fonctionnement.

Le soleil pour rafraîchir

Même si cela semble contradictoire, le soleil est une source d’énergie intéressante pour faire marcher une climatisation. L’énergie solaire pour la climatisation constitue actuellement une solution de premier choix pour réduire les coûts de fonctionnement et la production de gaz à effet de serre.

L’équipement thermique

Avec la climatisation thermique, les machines à sorption exploitent l’énergie solaire pour refroidir le circuit d’eau et fonctionner. Parmi les autres appareils utiles avec le thermique figure également le système DEC qui refroidit directement l’air indispensable pour rafraîchir les pièces de la maison.

La climatisation photovoltaïque

Avec cette technique, l’énergie produite est directement transformée en électricité pour assurer le fonctionnement d’un climatiseur classique. Parmi les atouts de cette climatisation solaire, nous avons relevé :

- Jusqu’à 25 ans de durée de vie des appareils, soit le double des climatiseurs classiques opérationnels entre 10 à 15 années.
- 20 fois moins de consommation électrique et aucune production de gaz à effet de serre.
- Aucun problème avec la chaleur.
- Meilleure production énergétique lors des journées caniculaires.
- Le coût d’installation
- Si la technique semble intéressante, il reste encore des efforts à faire pour en réduire le coût d’installation qui est 3 fois plus cher que pour une climatisation classique et diminuer la surface indispensable pour les capteurs. Enfin, les spécialistes travaillent actuellement sur la possibilité de l’associer avec les actuelles solutions de chauffage pour obtenir des appareils climatiseurs réversibles durant toute l’année.

Une meilleure performance avec le stockage d’énergie et la technologie photovoltaïque

Dans le cadre du programme R&D de la Commission de l’énergie de Californie ou CEC, Maxwell Technologies et Soitec travaillent ensemble sur la création d’un système de stockage d’énergie avec condensateurs à haute capacité et technologie photovoltaïque à concentration ou CPV.

Pour Maxwell, le financement de 1,39 million de dollars de la CEC servira à mettre au point un système de stockage d’énergie avec condensateurs à haute capacité tandis que Soitec mise sur les dernières nouveautés technologiques comme les prévisions d’ensoleillement et la gestion prédictive d’énergie pour améliorer les résultats obtenus grâce au programme.

Suivant les clauses d’un contrat de sous-traitance avec Maxwell, BEW se chargera de l’évaluation indépendante des performances des systèmes intégrés à la réception du projet prévue en mars 2015. En tant que Directeur des Initiatives Stratégiques de l'Université de Californie de San Diego (UCSD), Byron Washom rappelle que ce système de stockage d’énergie avec condensateurs à haute capacité et l’utilisation de la technologie CPV de Soitec intègrent parfaitement le micro-réseau du campus en termes de diversification de la capacité de stockage d’énergie.

De son côté, Robert B. Weisenmiller, Président de la Commission de l'énergie de Californie confirme l’importance de la recherche en énergie solaire si la Californie compte arriver à 33% d’énergies renouvelables en 2020. En effet, ce projet alliant stockage d’énergie et technologie photovoltaïque à concentration contribue à la hausse du rôle des énergies renouvelables dans le mix énergétique de cet Etat, à la diminution des émissions de gaz à effet de serre et à la mise en place d’un réseau électrique plus efficace.

En guise de rappel, les derniers systèmes CPV Concentrix de Soitec incluent des modules avec un rendement énergétique de 30%, soit le double des technologies photovoltaïques de base. Ici, les condensateurs à haute capacité font office de réserve d’énergie électrique pour réduire le taux de variations de la production d’énergie solaire.

Les technologies de refroidissement à sec pour promouvoir le solaire

Pour dominer le marché des technologies d’énergie, l’Union Européenne compte multiplier les centrales solaires et produire une énergie plus propre et efficace. Avec le financement de l’UE, le projet MACCSOL ("The Development and Verification of a Novel Modular Air Cooled Condenser for Enhanced Concentrated Solar Power Generation") élabore des technologies de refroidissement à sec revisitées comme le nouveau condenseur modulaire refroidi par air (MACC) doté de capteurs aptes à détecter les variations de température dans l’air ambiant et le débit du ventilateur tout en contrôlant les algorithmes nécessaires pour varier la vitesse du ventilateur. Sans tenir compte des conditions ambiantes, le système est capable de réguler la pression et la température du condenseur.

Une équipe de premier choix

Dirigé par l’université Limerick d’Irlande, le consortium du projet est composé de trois universités et quatre partenaires industriels qui rassemblent leurs expériences pour éliminer l’utilisation de l’eau dans les centrales d’énergie solaire concentrée ou ESC et réduire le coût de fonctionnement des systèmes de refroidissement à sec. Avec sa conception modulaire, le MACC, nouveau condensateur de MACCSOL permettra aux centrales d’ESC de revoir leur rendement de puissance net avec un coût moins conséquent (fonctionnement et maintenance).

Le projet

Avec le MACCSOL, les scientifiques misent surtout sur la caractérisation et l’optimisation de la performance des modules de systèmes individuels, le développement des nouveaux algorithmes de contrôle de ventilation, la connexion à une nouvelle température et des capteurs de flux, la mise en place de modules de linéaires censés empêcher le vent d’assister l’opération de ventilation. D’autres outils comme la modélisation analytique, à l’échelle physique et techno-économique ont également été utilisés pour délimiter l’impact économique et sociétal à long terme de ce projet : exploitation dans les zones désertes sans eau, réduction du coût de production d’électricité, etc.

Journées Européennes du Solaire : cap sur la jeunesse

Jusqu’au 18 mai 2013, la France a accueilli la 6e édition des Journées Européennes du Solaire. Organisé par Enerplan, syndicat des professionnels de l’énergie solaire, l’événement a été consacré à la pédagogie, aux atouts de l’énergie solaire et l’avenir du développement des énergies renouvelables en France.

Cibler les jeunes

Cette année, 300 écoles ont participé à l’action Ecoles solaires afin d’inciter les plus jeunes sur l’importance du solaire dans des ateliers pédagogiques et ludiques : construction d’écoquartier, utilisation de four solaire, etc.

Vers une banalisation du secteur

Les experts français s’accordent à dire que, malgré le débat sur la transition énergétique, il est encore trop tôt pour accorder les discours et la réalité. Pour Richard Loyen, délégué général d'Enerplan, le secteur va se banaliser et il estime que le marché solaire mondial produira plus de 277 GW d'ici à 2020. Avec la mise en place de nouveaux modèles économiques, la parité réseau sera appliquée dans le sud de la France en 2015.

Du protectionnisme pour le « Made in Europe »

D’après l’arrêté du 7 janvier 2013, les modules solaires PV certifiés « Made In Europe » par un organisme certificateur européen permettront aux maîtres d’ouvrage d’avoir accès à une majoration de 5 à 10% sur le prix de la vente finale de l’électricité. Une démarche suivie par la Commission de Bruxelles qui a proposé aux 27 Etat membres de l’Union d’appliquer une taxe de 47% à toutes les importations de panneaux solaires chinois.

Pour Richard Loyen, ce protectionnisme n’est pas une solution évidente d’autant plus que la Chine se démarque dans silicium de base. Selon cet expert, il vaut mieux miser sur le savoir-faire des industriels Français et la création d’un écosystème solaire : lignes de crédit auprès de la banque centrale européenne, coopération franco-allemande.

Des cellules solaires adhésives

Pour produire le maximum d’énergie renouvelable, les scientifiques ne cessent d’améliorer les panneaux solaires. Parmi les nouveautés dans le domaine, l’Université de Stanford et le Laboratoire national sur les énergies renouvelables(NREL) ont mis en place un dispositif à base de films solaires en couches minces « détachables et applicables » sur tous types de supports. A noter que les chercheurs de l’université de Stanford ont déjà créé des films autocollants (Peel-and-Stick) et des procédés de transfert d’impression par eau dans l’électronique à base de nanofils.

Les détails techniques

Durant leur recherche, les spécialistes ont démontré qu’il suffisait de tremper les films solaires en couches minces de moins d’un micron d’épaisseur dans de l’eau à température ambiante pour les retirer du substrat de silicium. Exposés à une température à 90°C, ces films s’adaptent à toutes les surfaces imaginables (téléphones portables, fenêtres, appareils électroniques, etc.). Il s’agit ici de cellules photovoltaïques en silicium amorphe du NREL réalisées avec un wafer de type nickel Si/SiO2. Le transfert temporaire est assuré par un ruban de séparation thermique collé sur la partie supérieure de la cellule solaire. Pour réduire le risque de contamination dans l’eau, les spécialistes ont inséré une couche de protection transparente entre la cellule solaire et la bande thermique. Au résultat final, ils ont obtenu un film mince comparable à un autocollant.

Scientifique du NREL, Qi Wang rapporte que le test de la cellule a été concluant et aucune dégradation des performances n’a été observée. Cette adhésion à un support universel est rare et l’approche « détacher et poser » implique une utilisation de supports souples en polymère dans de hautes températures de traitement. A la fois, souples, légers et transparents, ces dispositifs seront intégrés à des surfaces courbes, des transistors ou des capteurs.

L’éco-responsabilité d’un foyer

Célébrée le 22 avril dernier, la Journée de la Terre a été l’occasion de revoir les toutes les solutions disponibles pour réduire la consommation énergétique d’une maison. Pour ceux qui rêvent d’une maison éco-responsable, la saison des beaux temps est là pour entreprendre des travaux de rénovations, améliorer la capacité d’isolation du foyer et diminuer les 25 à 30% de pertes énergétiques par le toit, 20 à 25% par les murs et 10 à 15% par les fenêtres.

Un meilleur système de ventilation

Après les travaux d’isolation thermique, place à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur grâce une VMC double flux qui garantit une perte de chaleur minimisée, une facture de chauffage réduite à 15% en moyenne et une prévention des moisissures, allergies ou asthmes.

Un bon système de chauffage

Investir dans un chauffage durable et écologique fonctionnant au gaz, aux plaquettes, au bois ou au fioul permet de réduire la consommation et diminue jusqu’à 20% la facture énergétique. Vous pouvez également investir dans des chaudières à micro-cogénération qui vous aident dans la production autonome de votre électricité, des pompes à chaleur (air/eau ou géothermie) pour le chauffage ainsi que la production d’eau chaude sanitaire et le chauffage ou rafraîchissement de l’eau de la piscine.

L’énergie solaire

L’installation de panneaux photovoltaïques intégrés au bâti vous aide à réduire votre empreinte carbone tout en produisant de l’électricité venant du soleil. De nos jours, le rachat par l’opérateur devient une intéressante source de revenu et les appareils sont là pour valoriser le patrimoine immobilier.

Un panneau solaire éclairant made in France

En occupant 90% du marché, les panneaux solaires d’origine asiatique habillent les toits français. Pour remonter le moral des spécialistes du pays, nous avons sélectionné des innovations « made in France » qui prouvent notre savoir faire en énergie solaire.

Un panneau solaire qui éclaire

Le dernier trophée d’or du salon EnerGaïa de Montpellier a été remporté par Glasswing, le tout premier panneau bi-verre photovoltaïque à LED intégrées de SNAsolar, SCOP de Tourouvre en Basse-Normandie. Outre la production d’énergie, le panneau puise dans sa réserve d’énergie pour assurer un éclairage autonome. En guise d’exemple, le Glasswing peut être utilisé comme abris bus dans les campagnes éloignées qui pourront profiter d’un contrôle de l’apport solaire, d’un brise-soleil et d’un éclairage des bâtiments environnants grâce à des raccordements électriques.

Une borne solaire pour recharger les batteries des appareils portatifs

En Hautes-Apes, la borne Borneo city est un « banc intelligent » qui utilise l’énergie solaire pour recharger les appareils du quotidien (téléphones, tablettes, ordinateurs portables). Mobilier urbain à la fois tendance et indispensable, cette borne a été créée par Damien Granjon de l’entreprise Energie solaire et services (E2S) de Micropolis. Pour lui, l’idée d’un tel outil a germé avec le problème de recharge de tous les appareils portatifs que nous utilisons tous les jours. En guise de récompense, la ministre de l’Ecologie lui a discerné le prix de l’innovation lors du dernier forum des éco-entreprises tandis que de nombreuses villes de France envisagent d’adopter la borne Borneo city à l’image d’Orléans et les Hautes-Alpes.

Les Emirats Arabes Unis détiennent la plus importante centrale solaire du monde

Le secteur de l’énergie solaire n’intéresse pas seulement les européens ou les américains car la plus grande centrale solaire du monde se trouve désormais dans les arabes riches, Les Emirats. Les travaux pour le Shams-1, l’appellation du projet ont été inauguré le 17 mars dernier. Le Shams-1 dispose d’une capacité de 100 mégawatts et occupe une superficie égale à 285 stades de football. Un impressionnant projet fidèle à l’habitude des Emirats. Ce gigantesque parc solaire comprendra de longues rangées de capteurs à miroir parabolique qui alimentera 20 000 foyers.

20 000 foyers pourront bénéficier de cette installation de 600 millions de dollars

Installé dans le désert près de Madinat Zayed à 120 km au sud-ouest d’Abou Dhabi, Shams-1 occupe une des régions les plus chaudes et les plus ensoleillés du monde. Le projet est initié par le groupe arabe Masdar en partenariat avec le groupe espagnol Abengoa Solar. Le groupe arabe espère récolter 7% de sa consommation en énergie de sources renouvelable grâce à cette centrale. Shams-1 est le plus important générateur solaire à concentration dans le monde en fournissant plus de 10% de l’énergie solaire mondiale.

Shams-1 comprendra 192 rangées de collecteurs solaires qui produiront l’équivalent de 68% des énergies renouvelables produites dans le Golfe. Cette centrale permettra d’éviter l’émission de 175 000 tonnes de CO2 chaque année, ce qui représente environ l’émission de 15 000 voitures en circulation. Comme l’installation est localisée dans le désert, la centrale est aussi équipée d’un dispositif spécial qui chasse le sable. La capitale Abou Dhabi deviendra bientôt la capitale régionale de l’énergie solaire. D’ailleurs, elle vient d’accueillir le siège de l’Agence Internationale pour les énergies renouvelables ou Irena.

Des panneaux solaires transparents pour habiller nos fenêtres

En énergie renouvelable, toutes les innovations sont les bienvenues pour profiter au maximum du soleil. Si les panneaux photovoltaïques que nous connaissons sont souvent opaques et de couleur foncée, les spécialistes de l’UCLA ou University of California, Los Angeles ont élaboré une cellule solaire haute performance transparente utilisée pour créer des « fenêtres-panneaux solaires ». Doté de trois niveaux d’opacité réglables, le système innovant permet de bénéficier d’une source d’entrée de la lumière naturelle tout en utilisant la technologie photovoltaïque pour récolter l’énergie solaire.

Avec une moindre production énergétique, les verres transparents ou légèrement fumés conviennent aux logements particuliers tandis que les versions opaques seront une aubaine pour les grands immeubles vitrés. Si cette cellule solaire haute performance est capable de produire 4% d’énergie, les scientifiques travaillent actuellement sur l’amélioration du système.

Toujours dans le domaine de l’énergie solaire, des experts de l’Université d’Osaka, au Japon ont également élaboré des panneaux photovoltaïques en papier. Ce sont des « papiers » réalisés à base de pâte de bois nettement plus souples, légers et économiques que les panneaux solaires standards.

Il s’agit d’un papier solaire de moins d’un millimètre d’épaisseur conçu avec des fibres de cellulose transparentes épaisses de 15 nanomètres composées de pâte de bois et de fine couche de Silver Wiring ou câblage en argent. Encore en phase d’élaboration, ce matériau est capable de convertir 3% d’énergie mais le Laboratoire de Matériaux en Nanofibres de Cellulose de l’Université d’Osaka se réserve trois années d’expérimentation pour produire des panneaux solaires capables de remplacer les vieux modèles de panneaux photovoltaïques.

Les panneaux solaires photovoltaïques dépassent les 100 gigawatts dans le monde

L’Epia ou l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque vient d’annoncer que le cap des 100 gigawatts vient d’être dépassé en ce qui concerne l’installation des parcs solaires dans le monde. Ce qui signifie que la production annuelle des parcs solaires présente actuellement l’équivalent de l’énergie produite dans 16 centrales électriques à charbon ou de réacteurs nucléaires de 1 gigawatt chacun. Avec ce rythme, l’énergie solaire pourra concurrencer les centrales thermiques ou atomiques dans quelques années.

Un chiffre inespéré

L’installation de plusieurs parcs de panneaux solaires photovoltaïques à travers le monde vient de dépasser les 100 gigawatts. Il y a dix ans, ce chiffre n’était même pas envisagée mais l’évolution de la technologie, l’engouement pour l’énergie renouvelable et le développement durable ont permis de l’atteindre. Toutefois, la production annuelle des panneaux photovoltaïques reste inférieure à celle des centrales thermiques ou atomiques même à puissance égale car elle reste intermittente.

Pour le président de l’Epia, Winfried Hoffman, l’année record de 2011 qui a permis l’installation de 31 gigawatts a été reproduite en 2012 avec 30 gigawatts d’installation. Soit seulement une différence d’ 1 gigawatt malgré les crises économiques qui a frappé le secteur. Sur les 30 gigawatts installés l’année dernière, 17 gigawatts ont été raccordés en Europe et 13 gigawatts dans les différentes puissances mondiales. Pour l’Europe, l’Allemagne a bénéficié de 7,5 gigawatts d’installation, l’Italie 3,3 gigawatts et la France 1,2 gigawatts. Pour les pays en dehors de l’Europe : 3,5 gigawatts en Chine, 3,2 gigawatts aux Etats-Unis et 2,5 gigawatts au Japon.

L’installation de ces parcs solaires photovoltaïque à travers le monde a permis de réduire la production de CO2 de 53 millions de tonnes en 2012 soit la valeur produite par environ 8,8 millions de français et 5,3 millions d’allemands.

Energie solaire : place à la recherche pour Solaire Expo

Jusqu’au 16 février 2013, Marrakech accueille Solaire Expo, la seconde édition du salon international de l’énergie solaire animée par une soixante d’experts en capteurs photovoltaïques, panneaux et régulateurs solaires, hydrocentrale, etc. Cette année, les exposants misent sur cet événement pour se faire une place au sein du marché marocain et renforcer la coopération énergétique avec des professionnels du monde entier.

Place au développement durable

Initié par Aicom Events, Solaire Expo ambitionne d’ouvrir un passage à travers le monde arabe et l’Afrique avec l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque), l’éolien, la biomasse ou l’hydroélectricité, autant d’énergies à flux inépuisables sensés prendre le relais des énergies stock. Cette source d’énergie propre répond également aux normes de développement durable.

Pour Rachid Bouguern, initiateur et directeur du salon Solaire Expo, le Maroc s’engage à ouvrir la voie à l’autonomie énergétique des pays africains et le porte-étendard mise sur sa collaboration avec les entreprises expérimentées dans les énergies renouvelables. Puisque ce pays est fortement ensoleillé, il en a fait un véritable atout économique. D’où la création du plan solaire marocain qui envisage une production de 2.000 mégawatts d’ici 2020 (18% de la production nationale en électricité).

Place à l’innovation

Dans son « Pavillon Formation et Recherche », Solaire Expo offre aux grandes écoles et aux universités un espace dédié aux recherches scientifiques innovantes. Parmi les participants, l’université de Cadi Ayyad misent sur cet événement pour renforcer leur notoriété en termes d’énergies renouvelables. Un but confirmé par le professeur Naji Abdenouri de la faculté des sciences techniques de Marrakech qui rapporte les différents travaux sur le voltaïque, la biomasse ou l’efficacité énergétique dans le bâtiment.

Barcelone : le tout premier smartphone solaire sera visible au salon MWC

Fonctionnant à l’énergie solaire, le smartphone de l’entreprise française Wysips figurera parmi les produits vedettes du Mobile World Congress. Ce salon MWC réunira à Barcelone tous les professionnels et le grand public du 25 au 28 février 2013. Pour Wysips, il s’agit du tout premier smartphone du marché muni d’un film transparent pour permettre à son utilisateur d’avoir le choix sur la source d’énergie utile pour charger la batterie : énergie solaire ou électrique.

Un rêve accompli

Depuis toujours, les férus de technologie rêvent d’utiliser l’énergie solaire pour recharger les téléphones portables. Avec ce modèle, la société Wysips utilise un système permettant d’installer un composant photovoltaïque transparent, soit un capteur solaire, dans n’importe quelle surface. Il est installé sous ou sur l’écran tactile de l’appareil.

Une technologie de pointe

C’est la puce électronique connectée au film qui se charge de convertir l’énergie solaire en électricité. C’est également elle qui s’occupe de la gestion énergétique. En guise d’exemple, une heure d’exposition au soleil permet d’obtenir l’autonomie utile pour trente minutes de communication. Pour industrialiser sa technologie, la société mettra en place à Rousset, près d’Aix-en-Provence, une ligne de fabrication censée produire 8 millions de composants par an à partir du second trimestre de cette année. D’ici décembre 2013, les propriétaires de smartphone pourront investir sur le nouveau système.

D’autres projets en vue

En collaborant avec l’institut Eurescom et les géants français Gemalto et Archos, Wypsis travaille actuellement sur un projet de développement d’une tablette numérique autonome dotée de film photovoltaïque en guise de dispositif de recharge.

Consommation énergétique : place au solaire

Dans son communiqué du 7 janvier 2013, Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie a fait part des « mesures d’urgences » censées promouvoir la filière française du photovoltaïque. Parmi les priorités mentionnées par la responsable, un doublement du rendement annuel est prévu. Pour cette année 2013, la filière devrait produire 1 000 mégawatts (mW). Il y a également un nouvel appel d’offres destinées aux importants aménagements telles les centrales au sol est les installations qui dépassent les 100 kilowatts crête (kWc). En ce qui concerne les installations sur le bâti, une hausse de 5% des tarifs d’achat est à prévoir tous les trimestres.

Place au protectionnisme

Afin de mieux veiller à un « patriotisme écologique », Delphine Batho a mis en place une bonification de 10% du tarif de rachat de l’électricité produite par les installations sur les toitures résidentielles. Dans un entretien avec Le Monde, la ministre a expliqué que ces mesures servent à confirmer l’existence de la filière solaire française et à défier la forte concurrence venant de la Chine et de l’Allemagne. D’après les données de l’Agence Internationale de l’Energie, 7 sur 10 des importants fabricants mondiaux de modules solaires sont chinois.

Création d’emploi

Depuis 2011, la crise de la filière solaire a emmené à la perte de 15 000 fonctions. Ces nouvelles mesures lancées par le gouvernement promettent de générer plus de 2 milliards d’euros d’investissement et ainsi créer ou maintenir quelques 10 000 postes.
Enfin, Arnaud Mine, président de Soler, branche photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables rappelle que pour les grandes installations de plus de 2500 m² sur toitures et centrales au sol, la baisse de 20% du tarif de rachat de l’électricité reste inchangée. Une situation qui va à l’encontre du développement de l’énergie solaire en France.

Energie solaire : des cellules adaptables

A l’université de Stanford, des spécialistes ont mis en place un nouveau système qui permet d’apposer des cellules solaires sur divers supports comme les téléphones portables, les matériaux textiles ou les papiers. Il s’agit d’adapter le photovoltaïque à toute substance quelque soit sa rigidité, son aspect extérieur ou sa matière.

Initialement constitués de fines couches de silicium amorphe, de CdTe et de CIGS, les cellules solaires sont habituellement installés sur des supports en verre ou en silicium. Depuis quelques temps, les experts ont réussi à utiliser des substrats souples comme le polymère qui nécessite une adaptation calculée en termes de température limite et les dernières trouvailles des chercheurs de Stanford se démarquent par l’utilisation de supports plus éphémères comme les tissus et les papiers.

Les détails techniques

Pour réussir l’expérience, les spécialistes ont dû sectionner la fabrication des cellules sur un support basique et les transposer sur une autre surface. Il s’agit de la décalcomanie qui consiste à plonger les cellules dans de l’eau à 25°C pour les décoller de leur support, les peler subtilement et les coller ensuite sur la surface à traiter. Issue des méthodes de dépôt usuel, la fabrication des cellules fait appel à un wafer en Si/SiO2. Mais ici, il faut miser sur la minceur du film de nickel (300 nm). Pour faciliter la récupération, les chercheurs ont utilisé un ruban adhésif sur la surface des cellules avant de les tremper dans l’eau et une fois recueillis, il suffit d’une température à 90°C pour fragiliser la liaison entre les cellules et le ruban tandis qu’un simple adhésif usuel suffit pour la pose et la fixation sur le nouveau support. A noter que cette technique ne réduit pas le rendement des cellules estimé à 7,5% et elle est envisagée pour le transfert des circuits électroniques.

Énergie solaire : produire de l’électricité avec des fibres !

Dans le domaine de l’énergie solaire, les scientifiques ne cessent de créer de nouvelles techniques efficaces. C’est le cas d’une nouvelle cellule photovoltaïque en fibre qui pourrait être utilisé sur des vêtements et autres produits textiles. Il s’agit de fibres optiques composées en partie de silicium avec capacités photovoltaïques très souples, une éventuelle source d’énergie renouvelable très efficace pour l’alimentation des appareils électroniques portables comme les Smartphones et les tablettes numériques.

Une souplesse indispensable

Jusque là, les cellules photovoltaïques utilisées pour capter l’énergie solaire étaient composées de silicium amorphe, plat et rigide. Pour apporter une amélioration dans notre vie quotidienne, il faut des matériaux plus malléables. Dirigée par John Badding de l’université de l’État de Pennsylvanie, États-Unis, une équipe internationale d’ingénieurs, de physiciens et de chimistes a mis en place des fibres optiques photovoltaïques. Il s’agit de silicium cristallin semi-conducteur disposé en couches dans le centre d’une fibre optique avec un diamètre nettement plus petit que celui d’un cheveu. La réussite de la méthode se base essentiellement sur l’utilisation de hautes pressions et la technique de dépôt.

Des habits solaires pour générer de l’électricité

Même si aujourd’hui, les spécialistes n’ont réussi à produire qu’un mètre de fibre, ils confirment qu’il est tout à fait faisable de créer des faisceaux de 10 m de long. Une performance évolutive qui permettrait de créer des tissus légers de diverses formes destinées à produire de l’électricité pour alimenter nos petits appareils électroniques. Très souples et flexibles, ces matériaux futuristes seront tissés pour créer tout un parc solaire dans notre garde robe : vestes, tee-shirts, débardeurs, etc. Enfin, il est utile de mentionner qu’une mise en forme tridimensionnelle permettrait de générer des vêtements avec une surface photovoltaïque toujours exposée au soleil et une production continue d’électricité.

Science : un nouveau gel très malléable

Publiée dans le Fonds national suisse (FNS) du 5 novembre dernier, une recherche a permis de mettre à jour un nouveau gel modifiable à volonté. Il s’agit d’une importante découverte qui aura un impact majeur dans divers domaines comme la santé, la haute technologie, l’énergie solaire et l’industrie cosmétique.

Les propriétés du « Bigel »

Depuis 2009, le professeur Giuseppe Foffi de la polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), le doctorant Francesco Varrato et leurs collaborateurs de Cambridge (GB) spécialisés dans la connaissance des particules ADN, travaillent sur la combinaison de deux gels pour concevoir le Bigel, un nouveau gel très modifiable. A part l’utilisation pour les cheveux, la transparence et les propriétés absorbantes de ce produit seront bénéfiques dans la création de nouvelles lentilles de contact, de capteurs solaires, d’encres, d’électrodes médicales et d’implants mammaires.

A la base, les travaux du professeur Giuseppe Foffi misaient sur le cristallin de l'½il et la combinaison des fragments d'ADN à des nanoparticules pour la création d’un nouveau gel aux propriétés prédéfinies. En ce qui concerne le degré d’opacité, les spécialistes ont réussi à prévoir la sensibilité du produit à la lumière.

Une réaction à la température

Selon les explications de Giuseppe Foffi, le bigel est aussi intéressant pour les domaines du photovoltaïque ou du mécanique puisqu’il suffit de « programmer les deux gels initiaux de manière à ce que les structures du matériau combiné changent en fonction de la température ». Par ailleurs, lorsque le gel est chauffé, ses composants se séparent et les particules solides s’ajustent différemment suivant la programmation effectuée par les chercheurs tandis que le matériau adopte d’autres propriétés.

Un Solar Decathlon Europe 2014 à Versailles

Dédié aux étudiants, le Solar Decathlon est un concours universitaire international qui présente les derniers prototypes en termes de maisons solaires autonomes en énergie. Pour l’édition 2012 qui vient d’être clôturé à Madrid, le prix a été remporté par une équipe Française, la Team Rhône-Alpes constituée de délégués de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Grenoble, de l'Institut national pour l'énergie solaire (Ines) et des Grands ateliers de l'Isle d'Abeau. Intitulé « Canopea », leur projet consiste en 4 immeubles d’habitation totalement autonomes en énergie.

Une cérémonie de lancement

La cérémonie de réception des lauréats s’est déroulée le 15 octobre dernier en présence d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, de Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie, de Genevière Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement. Cette dernière a profité de l’événement pour annoncer le lancement officiel du Solar Decathlon Europe 2014 qui aura lieu à Versailles.

Un cahier des charges précis

Pour les vingt universités et écoles d’architecture qui veulent participer à cette édition de 2014, ils auront jusqu’au mois de décembre 2012 pour remplir les conditions transcrites dans le cahier des charges. Parmi les 10 critères indispensables figurent entre autres l’architecture, le confort, l’ingénierie, l’innovation, la durabilité et l’accessibilité. Il faut également soumettre des projets à énergie renouvelable qui respectent obligatoirement les normes écologiques.

Une programmation très riche

Pour 2014, le Solar Décathlon présentera sur un même espace les 20 projets de maison solaire et de village « ville durable ». Pendant plus de 15 jours, le public pourra visiter un village interactif et avoir un aperçu des dernières nouveautés proposées par les professionnels de la filière du bâtiment. Ces derniers prévoient également la mise en place de conférences sur l’expérience des sociétés françaises en termes de transition énergétique et écologique.

Conférence sur l’énergie solaire photovoltaïque : le point sur l’impact de la productivité

La 27e conférence sur l’énergie solaire photovoltaïque qui s’est tenue à Francfort a permis aux quelques 670 entreprises et centres de recherches présents d’apporter la preuve de leur conviction dans l’amélioration du taux de conversion de l’énergie solaire en électricité.

Même si il n’est capable de transformer que 25% de l’énergie solaire en électricité, le silicium cristallin demeure la technologie utilisée par les spécialistes en fabrication de capteurs photovoltaïques. Sur le marché actuel, ce matériau inorganique représente 85% des panneaux solaires.

En guise de témoignage de son efficacité, l’Allemagne utilise cette technologie pour produire 4% de sa production d’électricité. En laboratoire, le taux va jusque dans les 25%. Pour les modèles en « module » ou en panneaux installés directement sur le toit des habitations, les estimations s’élèvent jusqu’à 21 et 22%. Du côté des entreprises d’envergure internationale, l’américain Sun Power dispose de 23,6%.

Vers la création de méthodes moins expansives

Puisque la qualité du rendement dépend obligatoirement du nombre de jonctions entre les couches de silicium sur le panneau solaire, le parfait dispositif peut devenir très cher. Parmi les deux représentants de la France à la conférence, une ingénieure de l'institut photovoltaïque d'Ile-de-France ou IPVF confirme : « Oui, ça peut coûter un pont! L'industrie du spatial peut se le permettre: il est alors possible d'arriver à de très, très haut rendements, de l'ordre de 43 à 44% ».

Sans cesse à la recherche de nouvelles technologies plus efficaces, des chercheurs travaillent actuellement sur l’importance des matériaux organiques dans la création de cellules photovoltaïques. Ainsi, ils pourront réaliser des capteurs transparents qui feront office de revêtement pour fenêtre. Mais cette dernière invention n’apporte pas un meilleur rendement : 8% en laboratoire et 2 à 3% sur des panneaux à installer. Mais l’espoir réside sur la création de nouveaux téléphones portables solaires avec cette technologie.

Madrid : une vitrine des maisons écolos-solaires de demain

Pour sa seconde édition, le Solar Decathlon Europe (SDE) se tient à Madrid du 14 au 30 septembre 2012. Avec la participation de 19 équipes universitaires venues des quatre coins du monde, l’événement se démarque par la création en quelques jours de modèles de maisons écolos-solaires futuristes.

Avec l’appui d’entreprises privées et de l’Etat espagnol, les organisateurs du concours ont donnée à chaque équipe une somme de 50 000 euros pour la mise en place de leur projet. En agissant ainsi, ils espèrent « sensibiliser les citoyens à l'importance de l'environnement et la construction durable ».

Pour réussir dans les dix épreuves du chalenge et remporter le prix de la maison « qui consomme le moins et qui produit le moins de rejet durant son cycle de vie », les étudiants ont misé sur la récupération maximale d'énergie solaire et l’utilisation minimale de cette dernière. Mais les juges comptent aussi sur l'efficacité énergétique, le confort, la convivialité et la communication avec l'extérieur.

Parmi les projets exposés dans le bois de Casa del Campo, dans l'ouest de la capitale espagnole, la villa portugaise de l’université de Porto se pare d’une « peau de panneaux photovoltaïques orientables » et peut se tourner à 180 degrés pour mieux suivre les rayons du soleil selon les explications de Joao Agostinho, un étudiant en ingénierie de 23 ans. Pour la réalisation de « Canopée », l’équipe française de l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble a compté sur « un écosystème urbain avec des nano-tours » à intégrer dans une ville. De leur côté, les Japonais de l'université de Chiba misent sur la convivialité et l'attrait visuel avec leur maison dotée d'une rizière, d'arbres fruitiers, de différentes aromes et de plantes grimpantes le long de filins.

Aude : les collèges fonctionnent au solaire

Un partenariat public privé a permis à cinq collèges audois de bénéficier de 2000m2 d’installations solaires dédiées à la production d’électricité (30.000 kw/h par an). Créé il y a 3 ans, le programme «Audevant» avait pour ambition d’installer des panneaux photovoltaïques sur l’ensemble des 27 collèges du département. Mais suite à une baisse constante du tarif de l’électricité (de 0,44¤ à 0,20¤ le kw/h en 2010), le nombre des collèges bénéficiaires a été réduit à cinq et les collèges Montesquieu et Brassens à Narbonne, celui de Port la Nouvelle, et ceux de Trèbes et Capendu produiront de l’électricité vers fin septembre.

En visite à Capendu le 27 août dernier, André Viola, président du Conseil Général confirme : « Le partenariat entre notre collectivité et la société Fonroche, l'installateur, prévoit la mise à disposition des toits des collèges pour 20 ans. L'entreprise finance l'installation du matériel et revend l'électricité produite à ERDF. En contrepartie, elle s'engage à assurer l'entretien et l'étanchéité des toits et permet un volet pédagogique sur les énergies renouvelables pour les élèves. »

Aux termes de ces 20 années de collaboration, Francis Nacenta, en charge des collèges au Conseil Général tient à rassurer : « Ce sont des sommes importantes qui seront à la charge du privé (plusieurs millions d’euros). Quand aux travaux, il ne s'agit pas uniquement de poser des panneaux sur un toit mais après les aménagements nécessaires de placer aussi des onduleurs pour la distribution de l'électricité produite sur le réseau. »

Pour Christophe Dussargues, principal du collège de l'Alaric, il s’agit d’un investissement hautement pédagogique : « Des enseignants ont pris les choses en main dès l'an dernier. Promouvoir le développement durable, sensibiliser les enfants à l'avenir de la planète, quel beau programme éducatif, n'est ce pas ? ».

Économie d’énergie : des toilettes solaires primées

Dans le cadre de son projet « reinvent the toilet », la fondation Bill et Melinda Gates a accordé le premier prix au professeur Michael Hoffman du California Institute of Technology pour ses toilettes à l’énergie solaire.

Avec son projet, la fondation compte vulgariser les nouveaux systèmes de WC vu que les données statistiques mondiales ont démontré que 2,5 milliards de personnes ne disposent pas encore de toilettes avec chasse d’eau et 1 milliard d’entre eux font encore leurs besoins dans la nature. Il s’agit donc d’un investissement indispensable pour les pays du sud qui peuvent vraiment profiter du soleil. Cette découverte aura également un important impact sur la santé des enfants de moins de 5 ans dont 1,5 millions meurent chaque année suite à des problèmes sanitaires engendrés par la salubrité.

Interrogé sur le projet, Bille Gates explique sur son site internet : « les toilettes avec chasse d’eau que nous avons dans nos pays riches sont impossibles à utiliser pour 40% de la population mondiale, parce que ces gens n’ont souvent pas accès à l’eau, à des égouts, à l’électricité ou à des systèmes de traitement des déchets ». Avec les 5,3 millions d’euros dans le projet « Reinvent the toilet », le milliardaire compte sur la création de toilettes de nouvelle génération comme celui du professeur Michael Hoffman qui produit de l’hydrogène et de l’électricité à partir de l’urine et des excréments et qui utilise l’eau du sol pour alimenter le système de rinçage.

Cette remise de prix s’est déroulée durant la tenue de l’édition 2012 de la grande foire de Seattle qui avait pour thème la création de toilettes du futur « pour la santé publique et la dignité humaine ». La deuxième récompense a été attribuée à l'université anglaise de Loughborough pour ses toilettes qui recyclent les excréments en charbon, en minéraux et en eau.

Énergie solaire : des sociétés chinoises dans le collimateur des fabricants européens

Dans son édition du 26 juillet, le quotidien allemand Handelsblatt annoncé que la Commission européenne a reçu une plainte de sociétés européennes d'énergie photovoltaïque victimes de concurrence déloyale.

Regroupées dans le collectif EU ProSun, les 25 entreprises allemandes, italiennes et espagnoles dénoncent leurs rivales chinoises comme Suntech, Yingli et LDK Solar qui font du dumping pour écouler leurs produits. Il s’agit de vendre à des prix inférieurs aux coûts de productions, une pratique réalisable grâce à des subventions dissimulées venant du gouvernement chinois. Selon Milan Nitzschke, porte-parole d’EU ProSun, « Les entreprises chinoises sont gavées de milliards via des crédits et proposent leurs produits à des prix inférieurs à leurs coûts de production, malgré des pertes massives ». De plus, ces prêts importants permettent aux sociétés chinoises de monopoliser le marché européen.

Une période difficile pour les européens
Depuis quelques mois, le secteur européen de l'énergie solaire affronte une crise et les entreprises auteurs de la plainte espèrent une réaction de l’Union européenne. Si les Etats-Unis viennent tout juste de hausser les taxes sur les importations de produits chinois, la Commission européenne aura jusqu’au 15 septembre 2012 pour reconnaitre la plainte du collectif EU ProSun.

De son côté, l’entreprise chinoise Suntech, actuel premier constructeur mondial de panneaux photovoltaïques, a déjà répondu aux menaces des sociétés européennes. Jerry Strokes, président de Suntech Europe a affirmé que « Toute taxe punitive supplémentaire contribuerait également à la destruction de milliers d'emplois dans l'industrie solaire européenne ».

La nouvelle cuisine solaire est mexicaine

Suivant les normes industrielles, les « Trinysol » sont des réflecteurs de 10 m² qui ont vu le jour à El Sauz, État d’Hidalgo, au Mexique.
En créant ces nouvelles cuisines l’allemand Gregor Shäpers a misé sur les avancées technologiques qui ont un impact direct sur la vie sociale, économique et écologique des zones rurales mexicaines.

Selon leur créateur, Gregor Shäpers, « Cela ressemble un peu à des antennes satellitaires et « Les gens demandent souvent combien de chaînes je peux capter ». En fait, il s’agit d’un système de cuisson fondé sur la capture des rayonnements lumineux du soleil qui permettent d’ avoir une température de 2000 degrés Fahrenheit, similaire à 1093 degrés Celsus.

Selon toujours notre chercheur : « Quand je raconte aux gens ce que je fais, ils trouvent cela étrange et sont sceptiques quant à l’utilité du projet. Mais une fois qu’il ont vu les installations, et ce que l’on peut faire avec ces fours solaires, ils réalisent que cela marche vraiment ».

Enfin, ces Trinysols sont des réflecteurs Sheffler de 10 mètres carrés créés pour améliorer le quotidien des zones rurales. Sur le point de vue social et économique, cette initiative de Gregor Shäpers est une bonne perspective pour la création d’emplois en zone rurale. Pour ce qui est de son impact sur notre écologie, les Trinysols ne diffusent pas de gaz à effet de serre. Ainsi, les populations rurales pourront profiter de cette nouvelle énergie gratuite pour la cuisine, les fours des boulangeries, les créations des pâtisseries et aussi pour la production de vapeur.

Areva a été choisi pour construire la plus grande centrale solaire d’Asie !

Reva Solar, la filiale d’Areva consacrée au secteur de l’énergie solaire, a été sélectionnée pour construire la plus grande centrale solaire d’Asie ! En effet, Reva Solar a gagné le contrat de construction lancé par Reliance Power Limited, en Inde, dans l’Etat du Rajasthan.

La centrale solaire sera dotée d’une puissance totale de 250 mégawatts, la technologie utilisée sera l’énergie solaire à concentration (CSP) qui, d’après Areva, « produisent de la vapeur saturée et surchauffée pour des centrales solaires thermiques autonomes ou couplées à des centrales conventionnelles afin d’en augmenter la puissance ».

Plus concrètement, l’accord signé avec Reliance Power Limited prévoit que 2 centrales CSP dotées de 125 mégawatts de puissance chacune seront construites. La 1ère centrale devrait pouvoir fonctionner dès 2013. Le patron d’Areva, Luc Oursel, précise d’ailleurs : « Après notre succès dans l’éolien en mer en France, ce contrat conforte la stratégie d’Areva dans le domaine des énergies renouvelables ».

Areva contribuera donc au développement de l’énergie solaire en Inde, le pays prévoit en effet d’accroître sa production d’énergie solaire de 20.000 mégawatts d’ici à 2022.

Salon International de l’Energie Solaire à Marrakech du 9 au 12 février 2012

“Solaire Expo” est le nom du Salon International de l’Energie Solaire, qui se tiendra à Marrakech au Maroc, du 9 au 12 février 2012. L’objectif des organisateurs de ce salon : créer une coordination au niveau international entre les responsables du secteur de l’énergie solaire, faciliter la mise en place de partenariats mais surtout, sensibiliser les opérateurs économiques sur les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables.

D’après les organisateurs, le salon aura pour particularité de pouvoir sensibiliser toutes les parties prenantes sur les questions liées, notamment, à la flambée des prix du pétrole, au tarissement de la production pétrolière mondiale, et surtout aux préoccupations autour du développement durable.

En se tenant à Marrakech, au Maroc, l’exposition du salon au niveau international sera l’opportunité pour les professionnels de l’énergie solaire de promouvoir leurs produits, leurs services et leurs expériences.

Les cibles privilégiées pour ce salon de l’énergie solaire : les sociétés de production, les fabricants d’équipements, les bureaux d’études mais aussi les architectes, les organismes de promotion du développement durable, les distributeurs de produits estampillés “énergie solaire”.

Le premier panneau publicitaire solaire inventé par la marque Nivéa !

Un panneau publicitaire d’un nouveau genre a été imaginé par la compagnie de cosmétiques Nivéa pour ses implantations au Brésil : pour promouvoir sa gamme de crèmes solaires, la société a fait appel à l’artiste Simon Fernandes pour réaliser un panneau publicitaire solaire qui a la particularité de réagir aux rayons du soleil !

Et les rayons du soleil, ce n’est pas ce qui manque au Brésil. Nivéa a voulu imaginer un panneau géant qui réagirait aux rayons UV, en collaboration avec l’agence Click Isobar et réalisé par l’artiste plasticien Simon Fernandes. Le panneau publicitaire solaire est constitué d’un revêtement d’un million de perles réactives à la lumière, capables de réagir en fonction de l’intensité des rayons du soleil. En jouant efficacement avec les teintes de couleurs couplées à des doses variées de crème Nivéa aux indices différents, l’artiste a pu créer un oeuvre inédite réactive au moindre rayon lumineux.

Selon le niveau d’indice de crème mélangée à la peinture du panneau, il a été possible de démontrer que les zones où sont appliquées les crèmes solaires à indice élevé demeuraient plus claires même sous l’effet du soleil. Une bonne initiative de la part de Nivéa, qui combine énergie solaire, art et publicité, mais aussi promotion d’une crème solaire pour être toujours parfaitement protégé(e).